Metal Gear Ac!d
Le Test

Le devenir de Snake :

Avant toute chose, plantons rapidement le décor, histoire de se mettre dans le bain. Metal Gear Ac!d se déroule en 2016. De mystérieux inconnus détournent le vol 326. A son bord, le successeur présumé au poste de Président des Etats-Unis, le sénateur Hach, fait partie des 517 passagers. Les ravisseurs ne demandent qu’une chose : « Pythagoras ». Après plusieurs recherches, il s’avère qu’il s’agit d’un projet scientifique se déroulant sur l’île de Lobito. Devant l’absence de coopération du gouvernement en place, les Etats-Unis décident d’envoyer leurs troupes d’intervention (HRT). Après avoir perdu le contact avec ces dernières, il ne leur reste plus qu’un seul espoir : faire appel au légendaire Solid Snake, alors qu’il était à la retraite. Notre héros se retrouve donc seul, sur cette île dont il ne connaît rien…

Battons le carton :

Le plus surprenant avec ce nouvel opus des aventures de Solid Snake est l’angle choisi par ses géniteurs. « Un nouveau type de jeu, adapté à une nouvelle console portable. »
Lors d’une interview au dernier E3, Hideo Kojima avait exprimé ses craintes quant à la réalisation d’un jeu d’action, à cause du stick analogique, qu’il ne jugeait pas assez adapté. Dans Metal Gear Ac!d, toutes les actions sont basées sur l’utilisation de cartes. Comme dans Magic par exemple, vous devrez vous constituer un deck, et ensuite le gérer au mieux pour faire face à toutes les situations. Vous débuterez la partie avec une trentaine de cartes. Elles sont réparties en 5 catégories : « Weapon » (Socom, Famas, C4 et toute la clique), « Action » (plus rapide pour dégainer, nombre de tours qui augmente), « Support » (se retourner pour faire face aux attaques ennemies, réduire le coût d’utilisation de certaines cartes), « Item » (gilet pare-balles, carton, rations…) et enfin « Character ». Cette dernière est de loin la plus sympathique. Si vous choisissez la carte Cyborg Ninja, ou encore Ocelot ou Olga, vous serez gratifié d’une courte séquence vidéo issue de MGS ou de MGS2 selon la provenance du perso sur la carte. Séquences souvenirs en prévision !

Le déroulement des opérations est assez simple. Tout est question d’unités de temps et de gestion du coût de votre deck. Chaque carte a un coût d’utilisation, indiqué en haut à droite. Plus l’effet de la carte est puissant, plus le coût est élevé. Cependant attention, si vous n’utilisez que des cartes avec un coût élevé, cela consommera énormément d’unités de temps, que pourront mettre à profit vos adversaires. Chaque carte peut-être exploitée soit pour son utilisation d’origine, soit pour le déplacement. Si vos cartes ne vous conviennent pas, vous pourrez toujours passer un tour et en piocher deux nouvelles dans votre deck. Au début du jeu, vous pourrez utiliser jusqu’à 2 cartes par tour. Pour étoffer votre deck, des nouvelles sont disponibles dans des sachets que vous trouverez sur votre chemin, ou disponibles à l’achat dans une boutique. Selon votre Performance, vous recevrez un certain nombre de points pour effectuer vos courses.

L’art de s’infiltrer :

Le plus surprenant est le champ d’action de Solid Snake. On aurait pu s’attendre à une version super light par rapport à ce qu’il pouvait faire dans les MGS, mais il n’en est rien. Une fois un déplacement fini, et selon votre emplacement, vous pourrez frapper sur les murs pour attirer les gardes, etc. Un vrai régal ! Et enfin, vous pourrez relier MGA et MGS3 afin de débloquer un objet dans ce dernier. Une fois MGA terminé, l’option « MGS3 Link » s’allumera sur votre PSP. Reliez la bête à votre PS2 par un câble USB, et hop ! Voici un nouvel objet dispo dans Snake Eater. Je vous laisse le plaisir de le découvrir. MGA est une belle réussite, et on croise les doigts pour que KCEJ (qui aura changé de nom d’ici là) continue sur sa lancée de titres pour la portable de Sony, pour notre plus grand plaisir.

P.S. : A noter que la version européenne de MGA sera dotée d’un mode multijoueur dans lequel deux joueurs pourront s’affronter dans des décors virtuels (VR). Que du bonheur j’vous dis !!!

Les plus :
- Une ambiance de très bonne facture.
- Système de cartes bien pensé.
- Nombreux clin d’œils à la série.
Les moins :
- Petit temps d’adaptation nécessaire.
- Pas facile de toujours jongler avec la caméra.
- Câble USB 2.0 non fourni (je chipote, c’est histoire de mettre quelque chose).

Verdict :
MGA m’a réellement convaincu. Une bonne mise en scène, un champ d’action qui n’a rien à envier aux autres MGS et un Solid Snake en pleine forme ! KCEJ fait une très bonne entrée sur PSP. En espérant que c’est le début d’une longue série de titres du même acabit…

Note : 17/20

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