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The Twin Nikolaï
- Chapitre 5 -
(Fanfic par jesuislenain)
Pourquoi t’as tiré ?
Cela ne faisait pas cinq minutes qu’on avait pénétré dans le système d’aération et j’en avais déjà marre. Dans les films ils sont spacieux, éclairés et confortables pour ne pas égratigner la belle peau du héros. Alors pourquoi j’étais tombé sur un tube étroit plongé dans l’obscurité où on se les gelait ? En plus, Scott était passé devant et je me prenais ses rangers en pleine gueule. Sans parler des parois en béton qui accrochaient à ma tenue et s’attaquaient maintenant à ma chair.
Après dix minutes passées à ramper dans cette galère, Scott éclaira mon visage avec sa lampe torche.
« Je vois une grille. Y a pas de bruits, je pense qu’on peut y aller. Je couvre la partie avant pendant que tu t’occupes de la partie arrière. On y va dans dix secondes.
- Ce que tu veux, mais arrête de m’éblouir ! »
Je le vis plonger pour disparaître dans un rectangle de lumière. Sans attendre je le suivis, attrapant le rebord pour me laisser tomber. Après un rapide rétablissement je fis un demi-tour et, braquant mon DEagle, j’avançais. La salle était occupée par des casiers, disposés en colonnes. Une porte au fond restait close. Personne n’était dans cette grande pièce qui s’avérait être un vestiaire.
Scott, quant à lui, avait trouvé des douches vides plus loin. Il revint vers moi et, après avoir rengainé son arme, dit :
« Va te laver, je monte la garde. »
Je lui répondis par un hochement de tête. Il avait raison, le sang n’avait pas pu sécher sur mon uniforme à cause de l’humidité oppressante de la jungle et je laissais couler un filet de sang derrière moi.
Une fois sous la douche, je me mis à repenser au passé. L’eau ruisselait sur mon corps nu exposant ses multiples cicatrices. Elles étaient le témoin d’une enfance douloureuse et violente passée en cellule, bourlinguant de prison en prison. Ces cicatrices apposées là par…
« Tiens, voilà un nouvel uniforme. »
Ce fut un brusque retour à la réalité. Après l’avoir remercié, je pris les vêtements verts kaki, m’habillais puis le rejoignis au centre de la salle. Deux casiers étaient ouverts et leur contenu jonchait le sol. Scott se trouvait assis, le dos appuyé contre un mur, son fusil posé contre son épaule. Son regard était perdu dans le vide.
« T’appelles ça surveiller une zone ? Je me demande comment t’as fait pour survivre jusqu’à maintenant, le taquinais-je
- Et toi t’appelles ça te laver ? Je peux sentir ta sale odeur d’ici !
- Ca va, j’te pardonne. Tu t’es énervé ? » Je lui montrais les casiers défoncés.
« Non, tu voulais des armes et des vêtements propres ? Te voilà servi. »
Il me tendit un 5.5 avec son holster.
« Ce sera toujours mieux que ton Desert Eagle rangé dans ton froc ! »
Je le pris et après m’en être équipé lui dit :
« T’as pu trouver des indices dans les casiers ?
- Non, même pas une photo. Juste des vêtements et des armes.
- Le règlement doit être … »
A ce moment un bruit quasi imperceptible nous fit nous taire. La poignée de la porte bougeait, annonçant l’arrivée d’ennemis. Sans chercher à comprendre, je me plaquais derrière la rangée de casiers à ma gauche tandis que Scott prit la droite. J’entendis la porte s’ouvrir et les bruits de pas s’approcher. Il n’y avait que deux personnes. L’une d’elles s’étonna :
« Mais… Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? »
Merde, on avait laissé les affaires en plan, à même pas deux mètres de notre position !
« Hé, mais c’est mon casier qui est ouvert ! »
Les bruits de pas se rapprochaient. Je fis signe à Scott d’attendre qu’ils soient proches de nous pour intervenir.
« Putain, on a défoncé la serrure. Comment je vais… »
Maintenant ! Couteau en main, je bondis dans l’allée et fonçais vers le terro le plus à gauche. Il n’avait pas dégainé son arme, ça allait être simple. Je pris sa tête de ma main droite et l’enfonçais dans la paroi métallique. Da ma main gauche je lui fis un clef de bras et, pour en finir, je lâchais sa tête pour lui voler son flingue, un Taurus PT92. Il se trouvait maintenant plaqué contre son casier avec son propre flingue braqué vers sa tête ensanglantée. Mais ça ne pouvait être son sang, il y en avait trop. Un rapide coup d’œil sur le côté me montra le cadavre de son camarade, la tête défoncée par une balle. Scott me regardait d’un drôle d’air :
« T’es trop gentil avec eux, t’aurais dû le finir.
- J’ai pas de silencieux moi. » Quel bourrin. « Et comment tu comptes retrouver les otages sans infos valables?
- Tu marques un point. »
Je mis à terre mon prisonnier et plaçais le canon de son arme entre ses deux yeux.
« Maintenant je suis sûr de pas te rater. »
Ses yeux étaient emplis de terreur mais curieusement ce n’était pas vers moi qu’ils étaient dirigés mais vers le prodigue de la Delta Force.
« Où sont les ingénieurs ? » C’était Scott qui avait posé la question.
- Troisième sous-sol, dit-il d’une petite voix.
- Bien, et comment y accède-t-on ?
- Il y a un ascenseur au bout du couloir.
- Dis nous plutôt où sont les escaliers. » J’avais la hantise des ascenseurs.
- Derrière la seconde porte à droite, dans le couloir… »
Une bonne réponse de plus. Par contre, plusieurs points restaient encore flous, et c’était le moment ou jamais de les éclaircir.
« Bon, maintenant tu vas nous dire pourquoi vous avez pris des otages, et pourquoi vous vous êtes barricadés dans cette raffinerie qui ressemble plus à une base qu’à autre chose, d’autant plus que vous parlez tous anglais et non pas espagnol comme la ’’gente local’’. Et depuis quand Gurluskovitch s’est reconverti dans les prises d’otage ? C’est … »
Ses yeux s’agrandirent comme si la faucheuse elle-même se trouvait devant lui et hurla :
« Mais, je… NON ! »
Son visage imprégné de terreur devint inerte. Incrédule, je me levais et constata la présence d’un petit trou au niveau du cœur. Je regardais Scott et lui hurlais :
« Pourquoi t’as tiré ? Il allait tout balancer !
- Il allait gueuler oui ! Et on se serait fait repérer !
- Et alors ? J’avais pas fini de l’interroger ! » J’en avais marre de toutes ces incohérences.
« De toute façon, on sait où sont les britishs, c’est le principal. Tu pourras leur poser autant de questions que tu voudras. »
Il n’avait pas tort. Et puis la mission doit passer avant les frustrations personnelles.
« Okay. Mais il faut planquer les corps et ranger ton bordel.
- On a qu’à tout mettre dans les casiers. »
Je pris la dépouille de ce qui était ma source d’information et la plaçais tant bien que mal dans le casier. Il laissa échapper une petite carte grise avec les inscriptions ’’LV2’’ dessus. Sans réfléchir je la pris et m’occupais du second cadavre pendant que Scott était allé chercher des serviettes pour laver le sol rouge de sang. Après cette scène de ménage assez incongrue, nous quittâmes la pièce.
jesuislenain
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