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The Twin Nikolaï
- Chapitre 4 -
(Fanfic par jesuislenain)
T’as perdu.
Seulement après m’avoir amené dans un recoin sombre de la base, mon kidnappeur m’adressa la parole :
« Voilà les règles. Si tu bouges, je tire. Si tu parles sans ma permission, je tire. Si tu appelles à l’aide, je tire. Et si tu réponds pas à mes questions, je tire. Pigé ?
- Oui, répondis-je, sobrement. »
La voix était nerveuse, presque paniquée, comme si ce terroriste avait peur de se retrouver si proche de l’ennemi.
« Bien, première question. Où sont détenus les otages ?
- C’est quoi ton plan ? C’est pas moi qui garde les otages ici, c’est toi.
- Me prends pas pour un con et réponds, cria-t-il. »
Il enfonça plus profondément son calibre dans mon dos. Y a pas à dire, rien de tel pour vous faire réfléchir. Tout d’abord, me sortir de là. J’avais toujours dans mon pantalon le Desert Eagle de Ottheinrich. Bien, on allait tester les nerfs de ce type. Je pris l’arme de ma main droite et la plaça sur mon épaule, à l’envers, de façon à viser sa tête. Mon autre main alla dans mon dos empoigner son flingue, en prenant soin de placer mon index entre la cachette et la crosse, l’empêchant ainsi de tirer.
« T’as perdu, dis-je d’un ton neutre.
- Va te faire ! »
Il me propulsa en avant mais ne put récupérer son flingue de mon étreinte. Je me retournais, armes en poing, pour constater qu’il pointait maintenant un M4 braqué sur moi.
« Fini de jouer. Parle où je t’envoie en enfer.
- Scott ? Scott Dolph, c’est bien toi ? »
Le gars qui se tenait devant moi n’était autre que le chef de l’unité Bravo de la Delta Force : Scott Dolph.
« Merde, Nicolas, c’est toi ? »
On s’était rencontré à Paris, lors d’un briefing pour assurer la protection du chef d’état français. Il avait fini par me voler le contrat.
« Mais qu’est-ce que tu fous là, déguisé en terro ?
- La même chose que toi je suppose, je suis en mission. »
L’atmosphère si lourde jusqu’à présent se détendit. On rangea nos armes et on s’accroupit pour ne pas se faire voir.
« Alors comme ça l’unité FOX a enfin reçu sa première mission.
- Ouais, et toi ? Tu viens encore pour me voler mon job ?
- C’est possible, dit-il d’un air mystérieux.
- Je croyais que la Delta force ne s’occupait que des missions officieuses… »
Lors de cette ’’protection de VIP’’, l’unité Bravo avait descendu l’ambassadeur de l’Argentine qui dînait avec le Président, en maquillant ça en ’’accident’’ évidement.
« Y a un début à tout.
- Alors l’assaut tout à l’heure c’était toi ? »
Il baissa son regard puis dit, d’un air triste : « Ouais, mais on s’est fait avoir…
- Comment ça ?
- Ben, on avait réussi à faire un trou dans la clôture en la court-circuitant mais au moment d’entrer dans la base, on s’est retrouvé dans un champ de mines. Pourtant on avait des détecteurs de métaux, mais ils n’ont rien repérés… Quoi qu’il, en soit mon sergent a sauté sur une mine et on s’est fait repérer. J’ai été le seul à en réchapper. Merde ! Si nos détecteurs avaient marchés, ils seraient toujours en vie ! »
Ce fut à mon tour de regarder le sol : « Vos détecteurs ont très bien fonctionné.
- Pardon ? » Il avait l’air surpris.
« Le système de protection de cette base a été mis au point par mon artificier. Lors de l’assaut, les membres de mon équipe ont essayé de me tuer pour ensuite passer dans le camp des terroristes.
- Mais qu’est-ce que tu racontes ? dit-il incrédule.
- Ils m’ont raté et m’ont fait prisonnier. Par la suite j’ai pu m’enfuir mais ils m’avaient pris mes armes. J’ai récupéré celles-ci et cet uniforme aux terros qui me gardaient. Ensuite, je suis tombé sur Ottheinrich, c’est lui qui a fait sauter une partie de la caserne là-bas. Mais avant, j’ai pu lui prendre ça. » Je pris mon DEagle « Et enfin, tu m’as attrapé.
- Je vois, alors c’est ton équipe qui est derrière tout ça ?
- Je pense pas. J’ai entendu parler d’un certain ’’Commandant Gurluskovitch’’. Il commande la base depuis son bureau situé dans le bâtiment E01.
- Gurluskovitch ? Qu’est-ce qu’il fout là lui ?
- Tu le connais ?
- Un peu ! s’exclama-t-il. Krarmia Gurluskovitch est un trafiquant d’armes Russe. Il était dans l’Armée Rouge et revendait le matos de ses hommes au plus offrant.
- Mais qu’est-ce qu’il a à voir avec une prise d’otage alors ?
- J’en sais rien. Après qu’il ait été arrêté par le GRU on a perdu sa trace.
- C’est pas grave, on verra ça plus tard. C’était quoi ta mission ? »
Il hésita un moment puis :
« Sauver des ingénieurs Anglais.
- C’est tout ?
- Ouais, qu’est ce que tu veux faire d’autre dans une raffinerie ?
- Je sais pas… T’as des infos que j’ignore ?
- C’est toi qui sais plus de choses que moi…
- Et c’est comment au Nord ? C’est bien par là-bas que t’es entré ?
- Exactement comme au Sud, m’expliqua-t-il. Une porte, deux casernes. La base est parfaitement symétrique.
- La position des otages ? » On ne sait jamais.
- Aucune idée. Par contre Gurluskovitch lui doit la connaître.
- Tu veux t’attaquer à ce type ? On est que deux, n’oublie pas. » Il est fou !
- C’est bien assez pour une mission d’infiltration.
-Mais on est pas équipé pour ! » Et je n’ai jamais bossé avec toi, je sais pas comment tu réagiras dans le feu de l’action.
- J’ai un M4, mon 5.5, deux silencieux et le barda habituel.
- T’as ta radio ? » Avec un peu de chance…
- Ouais, mais toutes les fréquences sont brouillées.
- Merde » Tant pis. « Bon, va pour Gurluskovitch. Mais on a aucune idée de la position de E01.
- Lève les yeux et regarde, dit-il en montrant du regard le mur. »
Je fis ce qu’il dit et lu, écrit en grosses lettres blanches, le fameux « E01 ». Une inconnue de moins, c’est déjà ça. On était donc juste devant le bâtiment administratif, dans un renfoncement du mur. Il faisait nuit, ce qui nous avait permis de ne pas nous faire repérer. Au fond du recoin on pouvait apercevoir une grille en fer, sûrement le système de ventilation. Scott aussi la regardait.
« On tente ? »
Il avait l’air d’accord.
« Par contre, dit-il en attrapant son fusil, il faut que tu te changes. Tu pus le sang et t’en fous partout. Je sais pas comment tu t’es démerdé mais ça va pas le faire dans la base. T’es pas le petit Poucet mec.
- T’as raison, mais on avisera une fois dans la place. Ca ne craint pas dans les couloirs d’aération.
- Okay, mais pas plus. Par contre, j’ai la dalle. Si on profitait de notre invisibilité ? Après tout, on a toute la nuit pour jouer aux serpents. »
Mon ventre répondit pour moi. Je sortis une ration française, les meilleures, et commençais mon frugal festin.
« T’as des vivres pour combien de temps ?
- Une semaine, s’exclama-t-il. L’Etat Major pensait nous faire camper dans la jungle !
- Tous les même ces planqués ! répondis-je de bon cœur. Comme si on pouvait tout faire juste parce qu’on est des forces spéciales !
- Ouais, y devraient faire des trucs utiles comme revoir le budget dédié à la bouffe, c’est dégueu ces merdes.
- Va demander aux terros, ils ont de quoi bouffer pour l’année qui suit.
- T’es sérieux ? » Il me dévisageait, voulant en savoir plus.
« Ils ont pas mal de nourriture dans leurs casernes. De quoi tenir un siège.
- Mais c’est pas normal ça, reprit-il sérieusement. Les preneurs d’otages latinos se replient toujours dans la jungle après avoir reçu leur rançon.
- C’est peut-être leur point d’attache ?
- Peut-être… »
C’est ainsi que commença notre premier repas en tant qu’hommes officiellement déclarés morts.
jesuislenain
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