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The Twin Nikolaï
- Chapitre 2
-
(Fanfic par jesuislenain)

J’ai failli, c’est tout.

« Merde, ils arrivent de tous les cotés ! »
Mais qu’est-ce que … Seulement du noir… je ne sens plus rien. C’est quoi ce merdier ?
« L’ennemi a un magnum aussi ! Ils ont eu Lacroix ! »
Où est-ce que je suis ? Qu’est-ce que je fais là ? A qui appartiennent ces voix ? Qui est Lacroix ?
« J’suis touché ! J’suis touché !
- Rejoins-moi, j’te couvre ! »
Couvrir qui ? Lacroix ? Mais, …, je connais ce nom…
« HQ, HQ, ici M1. Demande des renforts d’urgence, annulation de la mission, ils sont tous morts. Je répète, ici M1, annu… Argh… »
Ils sont tous morts. Alors je suis mort aussi ? C’est donc pour ça qu’il fait si froid…
« Hé, il en reste un ici ! »
Quoi, un survivant ?
« Je le finis.
- Non, on l’emmène. Le Commandant Gurluskovitch se fera un plaisir de l’interroger. »
Gurluskovitch ? … Mais c’est de moi qu’ils parlent. Alors je suis bien vivant. Mais pourquoi ce nom me rappelle quelque chose ?
La mission, l’Unité Fox, la raffinerie, tout me revient. Je suis Nicolas, chef de l’unité… qui s’est faite décimer. Ils m’ont mis sur un brancard, ils me soignent ? Mais, …, ils sont en train de me capturer ! Faut que je fasse quelque chose ! Putain, j’arrive à peine à bouger mes mains. Et ces enculés m’ont désarmé, ça va être difficile de me sortir de ce merdier. Tiens, ils ont oublié mes armes blanches… Un couteau et une machette… Parfait, je vais pouvoir utiliser mon Close Combat contre eux, ils vont le sentir passer. Mais là, je ne suis pas en état de livrer bataille, je vais attendre qu’ils m’emmènent à leur base, ça m’évitera de marcher.
Mais au fait combien ils sont, un, …, deux, …

« Nous voilà de retour au bercail !
- Tu vas t’amuser mon vieux ! »
Déjà arrivé ? J’avais l’impression que cela ne faisait que 5 minutes que je dormais ! Tant pis, à la guerre comme à la guerre. J’avais eu le temps de récupérer un petit peu et je pouvais maintenant bouger mes membres. C’était le moment ou jamais, les neutraliser avant qu’ils n’atteignaient la raffinerie.
« Tiens, on dirait qu’il… »
Il n’eut pas le temps de finir sa phrase, empêché par mon couteau planté en plein cœur, provoquant de la part de mon ravisseur un sourd gémissement.
« Qu’est-ce que… »
En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, je récupérais mon couteau pour faire face à mon second adversaire armé d’une AK-47, dirigée vers le sol. Il ne put la monter vers moi à cause du manque d’amplitude du fusil, ce qui me permit de le désarmer sans difficultés. Il me regarda, surpris d’avoir perdu sa précieuse Kalachnikov face à un mourant. Son regard se posa sur moi quelques secondes, le temps que je lui brisais la rotule d’un coup de pied ferme et précis pour le mettre à genou. Il n’eut pas le temps de hurler que je lui avais déjà brisé la nuque. Immédiatement après, je me retournais pour faire face à un éventuel ennemi mais plus personne ne se tenait debout à par moi. Ce que je vis fut l’entrée d’un grand bâtiment en briques rouges, ancien vestige de la guerre froide.
Je ne pus en voir plus, la douleur me paralysa et me força à me coucher. Ce combat avait été trop intense pour mon corps meurtri. Je n’étais qu’à quelques mètres de mon objectif et je ne pouvais même pas bouger le petit doigt ! Mais plus important, je ne devais pas rester ici. Bien que je n’avais pas été ramené au camps rebelle, j’étais bien trop près de la position ennemie et n’importe quelle sentinelle était à même de me voir.
Tout d’abord, je devais cacher les corps Ils n’étaient que deux et il n’y avait eu aucune effusion de sang, ça devait être rapide. Je fis appel à tout ce qu’il me restait de force pour les recouvrir d’un peu de terre et de branches. Je récupérais leurs armes, deux AK-47 avec un chargeur chacun. Ils disposaient aussi de NVG, ce qui expliquait la précision de leur attaque. En revanche, ils n’avaient pas de flingue mais ils avaient mes rations et mes jumelles que je me fis une joie de retrouver. Par contre, pas de traces de ma radio ou de mes armes. La poisse, on peut pas dire que la Kalachnikov soit l’arme la plus discrète qui soit… Je réfléchirais à tout ça plus tard, pour le moment je dois me reposer. Il fait encore nuit, ma tenue noire devrait suffire à me cacher pendant mon sommeil.

Ce fut un chien qui me réveilla. Un gros doberman noir, à moins d’un mètre de mon trou. Je compris immédiatement ce qui ce passait : les deux terroristes qui m’escortaient manquaient à l’appel et le chef des ravisseurs avait dépêché ses hommes afin de les retrouver. Et parce que les chiens ont un odorat surdéveloppé, il comptait sur leur aide pour compenser la mauvaise visibilité de la jungle.
Avant tout, je devais me débarrasser de ce chien avant qu’il ne me repère. Sans plus attendre, je me précipitais sur lui, machette à la main, pour lui trancher la gorge. Je n’eus pas le temps de m’exécuter que ce foutu clébard était déjà sur moi. Je n’eus d’autre choix que de lui planter mon arme en pleine tête. Heureusement il mourut en silence. Sans plus réfléchir, je récupérais toutes les armes disponibles, ce qui ce résumait à un fusil AK-47, un couteau et la machette, pour me planquer en haut de l’arbre le plus proche.
L’avantage de la jungle est que la végétation plus dense offre de multiples cachettes, et les arbres en font partie. J’enfilais la tenue de camouflage verte d’un de mes assaillants pour rendre ma présence quasi indétectable. Perché dans les hauteurs, je distinguais la forêt alentour ainsi qu’une partie de la raffinerie. J’en profitais pour observer plus en détail le territoire ennemi.
Dix mètres après la lisière de la forêt s’étendait une vaste clairière abritant la vieille raffinerie. Celle-ci était composée de deux bâtiments principaux de trois étages chacun, chacun surmontés d’une haute cheminée. Ce qui impressionnait le plus était la ressemblance entre ces deux constructions, identiques en tout point. Plus éloignés se trouvaient les baraquements des travailleurs, pouvant contenir au moins une centaine d’hommes. Une clôture barbelée, située à vingt mètres de ma position, haute de deux mètres cinquante environ et ne laissant paraître aucun point faible entourait l’ensemble de ce complexe en formant un gigantesque carré de ferraille. Elle était surmontée de miradors en ses angles et à proximité de la porte, qui brisait en deux l’imposante clôture en son centre. Celle-ci faisait plus de trois mètres de haut et s’ouvrait verticalement pour laisser place à une route passant entre les deux bâtiments principaux. Aux angles de la clôture se trouvaient des entrepôts et des casernes pouvant abriter plus de deux cents hommes. Ceci est valable pour la partie sud de la base. Le Nord étant masqué par les centres de raffinage.
A peu près vingt soldats accompagnés de six chiens étaient à ma recherche. Ca en faisait trop pour un assaut frontal, et l’option de l’infiltration n’était pas plus attrayante. Je n’avais pas l’équipement requis pour infiltrer une base gardée par une telle armée. C’est pathétique. D’un autre côté je n’avais plus ma radio non plus, il m’était donc impossible de contacter le Colonel. Et je ne connaissais même pas sa fréquence pour cause de ’’sécurité’’. Et quand bien même si j’arrivais à le contacter, il n’était pas dit qu’il envoie des renforts, ni qu’il vienne me chercher. J’ai failli, c’est tout.
Non, ce n’est pas fini. Après tout, j’ai encore mon couteau et je suis rôdé niveau ’’sneaking mission’’. Et puis, toute l’équipe est déclarée morte, à juste titre, je peux espérer l’arrivée d’un second commando pour nous remplacer…
Puis je réalisais ce qui venait de se passer. Tous mes camarades étaient tombés sous le feu de l’ennemi. Ils étaient tous morts alors qu’ils avaient confiance en moi pour les sortir de là. On avait vécu ces deux dernières années ensemble, partageant nos joies et nos peines, et j’avais été incapable de les protéger. C’était mes amis. Ils étaient morts pour leur chef, pour leur mission. Abandonner ici et maintenant serait déshonorer leur mort et la rendre inutile.
C’est décidé, j’y vais.

jesuislenain

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