Amour à l'envers
(par Idaho7777)

     Malgré son jeune age, le dernier des fils de Big Boss, le combattant légendaire, ne déméritait pas. Son corps musclé était endurci par les quatre années d’entraînement qu’il avait suivi récemment. Enfant-soldat et orphelin, Big Boss n’avait pas hésité à le prendre sous son aile. Aujourd’hui, il avait déjà un statut de mercenaire aguerri, rompu aux combats en tout genre. Dans ses yeux, on pouvait lire une détermination implacable. Il n’était plus tout à fait humain : C’était plutôt une machine à tuer que rien ne réussirait à entraver. Son mentor lui avait appris le combat à main nues et le maniement des armes. D’un pas toujours aussi vif, il approchait maintenant de Chirundu où il pourrait accomplir sa mission. La première que son « père » lui confiait et qui scellerait son entrée dans l’unité Foxhound.

     Frank était sur place depuis deux jours déjà. Malgré son jeune age, il ne laissait rien au hasard. En vrai combattant expérimenté, il avait opté pour une approche posée de la situation. Le repérage des lieux et habitudes de ses proies avait été fait en toute froideur, comme on le lui avait enseigné. La seule surprise de dernière minute était l’enfant. Une jeune fille de quatre ou cinq ans avec de jolies boucles brunes. Sa seule présence mettait en déroute la volonté de Frank. Le sale travail fut exécuté en fin de journée, alors que la petite jouait au dehors. Peu avant le couché du soleil, une ombre furtive se glissa parmi celles de la maison. Le couple ne l’avait alors pas encore remarqué, et Frank commença son ballet macabre. Il agrippa alors l’homme qui lui tournait le dos, en le bâillonnant d’une main. De l’autre, il fit jouer son couteau. En quelques secondes à peine, la vie s’écoula du corps qui glissa à terre. C’est alors qu’un cri de terreur empreint de vengeance retentit. Aveuglée par la douleur, la femme du défunt de rua sur Frank et le fit trébucher. Son couteau lui échappa alors des mains, et tandis qu’il se relevait son assaillante s’en saisit. Le temps manqua à Frank, et il ne pu non plus esquiver la seconde charge de la furie qui lui entailla vilainement l’épaule. Réprimant un juron de douleur, il saisit le bras armé d’une main, et la gorge de son opposante de l’autre. Malgré tous les efforts qu’elle faisait pour tenir la lame affûtée éloignée d’elle, le couteau se rapprocha inexorablement ... pour finir par abréger sa peine. Le jeune mercenaire pris alors quelques secondes pour respirer et contempler l’horreur à laquelle il venait de se livrer. Posant une main sur sa blessure qui saignait abondamment, il allait s’en occuper, lorsqu’un bruit dans son dos le fit sursauter. D’instinct, il se jeta dans un coin sombre de la pièce pour tenter de se soustraire à la vue de ses agresseurs. Mais il était trop tard. Les yeux innocents de la fillette, intriguée par le hurlement maternel, venaient de se poser sur le résultat du carnage qui s’était déroulé quelques instants auparavant : Les deux cadavres ainsi que le sang maculant toute la place …

     Sa bouche se déforma, ses yeux s’embrumèrent, mais aucun son n’en sorti. Elle se retourna et s’enfuit à toute jambe. Frank la regarda détaler, sans chercher à la poursuivre. Il n’était d’ailleurs pas en état de le faire et devait avant tout s’occuper de sa blessure. Il tira de son paquetage deux flacons. L’un de styptique et l’autre de désinfectant, afin de traiter sa plaie. Son mentor l’avais briefé il y a peu sur les méthodes de guérison, mais c’est la première fois qu’il les mettait vraiment en pratique. Recoudre la blessure s’avéra plus éprouvant qu’il ne s’y était attendu. Pourtant, pas une plainte ne sortie de sa bouche, même si ses yeux s’étaient un peu humidifiés lors de l’opération. Cette formalité accomplie, le temps de s’occuper de ses deux proies était venu. Il les allongea tout les deux côtes à côtes et abaissa leurs paupières, troublé par le regard que chacun d’eux leur lançait, par delà la mort. Frank récupéra un bidon d’essence au-dehors et répandit le contenu sur les corps. Il craqua une allumette et quitta les lieux. L’endroit fut alors consumé par les flammes de telle sorte que personne ne se douterais jamais de ce qui s’était passé ici. Hormis la fille, mais il en ferait son affaire …

     La petite justement s’était perdue. Traumatisée par ce qu’elle avait vu, elle s’était élancée au hasard sans savoir où elle allait. Maintenant à des lieux de sa baraque, en pleine nuit et sous le choc, elle était totalement désorientée. Plusieurs fois elle trébucha par manque de visibilité, mais la peur déchirante qui lui tenaillait les entrailles ne la laissait pas se reposer. Inlassablement, elle se relevait pour continuer son chemin. Quand ses jambes ne purent plus la porter, elle se laissa tomber à même le sol. Elle se recroquevilla du mieux qu’elle pu et entama ainsi la nuit la plus difficile de sa jeune existence.

     Le jeune mercenaire s’en retourna à son campement afin de profiter d’une bonne nuit de sommeil. Du moins, c’est ce qu’il croyait. Il ne ferma pas non plus l’œil de la nuit. Sa mission était un succès, pourtant il était on ne peu plus morose. Sans cesse, ses pensées revenaient à la petite orpheline qu’il avait mise au monde. Il avait atteint son objectif et son mentor serait certainement fier de lui, pourtant les remords le consumaient : Il avait laissé un témoin. Il décida de s’enquérir de son sort dès le lendemain.

     De longues heures durant, de sombres cauchemars hantèrent la fillette. Chaque bruit, chacun des craquements sinistres renforçait la terreur qu’elle éprouvait. Des nuées de moustiques, venus des proches marécages ne lui laissaient non plus de répit. Bien que la tuerie dont elle avait pu constater toute l’ampleur soit très présente dans sa tête, le reste de son existence lui semblait devenir flou. De plus en plus flou au fur et à mesure que le temps s’égrenait. Après ce qui lui paru avoir duré une éternité, le jour commença de poindre. Avec difficultés, tenaillée par la faim et la soif, elle se releva pour reprendre la route. Plusieurs heures s’écoulèrent encore, alors qu’elle cheminait au hasard. Elle titubait déjà sous la chaleur infernale de midi, lorsqu’elle aperçu, au loin, un cours d’eau. Apercevoir l’étendue liquide lui avait redonné du courage, et elle continua son avancée. Quand enfin elle arriva près de l’eau, elle s’écroula. Tous les efforts qu’elle fit pour bouger ne servirent à rien. Elle resta comme tétanisée sur le sol brûlant, et très vite, elle perdit connaissance.

     Frank avait fini par abandonner. Après avoir cherché la jeune fille pendant les Ÿ de la journée, il s’était résigné. Le jeune mercenaire remontait maintenant vers le nord-est, en longeant la rivière Zambèse. Une tâche sombre se découpait sur le sol droit devant lui. Lorsqu’il reconnut la petite, son couteau ressurgit de lui-même. A pas de loups, il rejoignit le petit corps. Inexorablement, sa lame se rapprocha de la nuque offerte. L’acier finit par entrer en contact avec la peau de l’orpheline. A cet instant précis, un simple mouvement du poignet aurait suffit à ôter la vie de la fillette. De longues minutes s’écoulèrent ainsi. La sueur ruisselait sur le visage de Frank, en proie à la plus grande indécision qu’il avait jamais éprouvée. Il rengaina finalement son couteau et s’éloigna. Il marcha peu, mais à chacun de ses pas, le poids de la culpabilité lui courbait un peu plus les épaules. Puis il craqua et rejoignit le corps de la petite. Celui-ci n’avait pas bougé, et Frank ne doutait plus de son décès. Avec toutes les précautions du monde, il la retourna sur le dos. Elle était sale, blessée, au milieu de ses vêtements en loque et son visage s’était fermé en un masque de terreur pure. En la voyant ainsi, les souvenirs de sa propre existence lui revinrent.

     4 ans auparavant, juste avant sa rencontre avec Saladin, il avait vu sa jeune sœur, Sophia, mourir de la même manière. Une grenade l’avait mortellement blessée lors du raid qui avait rasé leur village. Quand Frank l’avait retrouvée, elle avait déjà perdu beaucoup de sang. Sophia lui avait pris la main, et glissé ces quelques mots : « Frankie… ne m’oublie pas… », avant de s’éteindre. Ce jour-là, son cœur était devenu de pierre, et il avait juré de devenir un grand guerrier pour venger la mort de sa sœur.

     Secoué par son propre passé, il s’était mis à pleurer à chaudes larmes, agenouillé au-dessus du corps de la gisante, lorsqu’il réalisa qu’elle respirait. Imperceptiblement, il voyait la jeune poitrine se relever et s’abaisser, sur un rythme très lent et très faible. A cet instant-là, il n’hésita plus et s’occupa de la fillette. La fin de journée et la nuit qui s’ensuivit ne furent pas de tout repos. Frank réussi à tirer la jeune fille de sa léthargie et à la faire boire. Mais sitôt après elle retombait dans l’inconscience. La fièvre également n’arrangeait pas son état et le jeune mercenaire s’occupa de sa protégée tout le long du délire de celle-ci. Au petit matin, son état s’était stabilisé, et Frank en profita pour se reposer. A son réveil, il trouva la petite assise près de lui. Les yeux grands ouverts, elle le fixait intensément. Le cœur du mercenaire se serra. Même s’il lisait de la compassion dans les pupilles qui le dévisageaient, lui n’y voyait que la terreur et la haine qu’avaient ressenties les parents de l’orpheline avant de mourir. Puis la petite eût une réaction qui laissa Frank sans voix : Elle lui sauta au cou. Le jeune homme n’eût pas le cœur de la repousser et se laissa faire, alors que, silencieusement, une larme coulait sur sa joue. Cette étreinte passée, il essaya de connaître le prénom de la petite. Mais rien à faire. Elle comprenait ce qu’il lui disait, mais sa bouche était incapable de formuler un seul mot. Totalement aphone, Frank désespéra. Il récita une liste de prénom, mais n’arriva à rien. Une idée lui vint à l’esprit, et il demanda à la fillette d’essayer une fois encore de prononcer son prénom. « Tu t’appelles Anna ? » lança Frank. La petite lui lança un énorme sourire, et Frank sût qu’il avait vu juste. Maintenant que les présentations étaient faites, il se sentit quelques peu ragaillardi. Il tira de son sac un couple de ration B1 qu’il partagea avec son invitée. Au menu, du boeuf, du jambon, des pâtes et du chocolat. Une fois restaurés, Frank s’inquiéta de ce qu’il devait faire. Finalement, il opta pour la solution la plus simple : Retourner au Mozambique, comme prévu, avec Anna. Ils se mirent donc tout deux en route, pour rejoindre Saladin…



(19 ans plus tard)

     Dans l’ascenseur qui la menait au 7ème étage de son immeuble de la banlieue de Manhattan, la jeune scientifique était dénuée de tout souci. Sa journée au laboratoire avait certes été harassante, mais très constructive. L’ambiance était plutôt détendue au travail, et elle était vraiment passionnée par ce qu’elle faisait. Le froid mordant de cette fin de janvier lui avait engourdi les doigts à un tel point qu’elle avait toutes les peines du monde à ouvrir l’épaisse enveloppe en papier Kraft qu’elle avait récupéré quelques secondes plus tôt, dans sa boite aux lettres. Installée confortablement à sa table de travail, elle s’était mise à en lire le contenu.

     « … En résumé, nous l’avons retrouvé, mais il est mort. Nos plus sincères condoléances … »

     Depuis quelques longues minutes, alors qu’elle parcourait le document officiel, les larmes avaient coulées silencieusement le long de ses joues. Petit à petit, ses mains s’étaient mises à trembler, ralentissant encore la lecture éprouvante du rapport… Elle le déposa sur le bureau, avant de retourner dans la chambre à coucher. Et là, elle craqua. La tête dans un épais coussin elle pleura. Jamais elle n’avait connu cet état de tristesse et d’abandon depuis qu’elle avait découvert ses parents morts, près de 20 ans auparavant. Pendant près d’une heure elle resta ainsi, affalée sur le lit, à laisser couler son chagrin au milieu des draps. Puis lentement, elle se releva. Les yeux encore rougis par les larmes et la démarche déjà titubante elle se rendit dans la cuisine. La elle ouvrit un placard duquel elle tira … une bouteille d’alcool. Sa raison de médecin lui déconseillait pourtant de toutes ces forces de reposer le contenant de verre. Mais elle n’écoutait plus rien. Elle n’avait pas non plus envie d’être raisonnable. Elle attaqua donc la bouteille au goulot, en dépit du bon sens. Tout d’abord, elle ne ressentit rien. Puis, au fur et à mesure des gorgées et du temps qui passait, l’effet se fit de plus en plus prononcé. Une douce chaleur l’enveloppa tout d’abord. Ses muscles se détendirent ensuite, et pendant un moment, elle oublia où elle se trouvait. Elle revécu alors mentalement les horreurs qu’elle avait expérimentées dans sa jeunesse … Sa nuit d’angoisse lui revint, sa rencontre avec Frankie puis Saladin, peu de temps après. L’esprit encore trouble, elle pleurait la perte de son unique famille, lorsque son état changea radicalement. Sa tristesse et sa faiblesse se muèrent en colère et en force. Une haine pure lui brûla les veines, chassant l’alcool qui s’y trouvait. Elle ne resterait pas les bras croisés à pleurer sa mort : Elle ferait payer le salaud qui avait ruiné sa vie.

     Les semaines qui suivirent cet épisode se succédèrent à un rythme d’enfer. Le Docteur Hunter passait ses journées enfermée dans son labo. Mangeant peu et dormant à peu près autant, la scientifique travaillait d’arrache-pied pour boucler son projet. Elle n’avait qu’un seul nom en tête : Foxhound. Frank lui en avait parlé autrefois. Elle savait que c’était un groupe anti-terroriste qui agissait dans l’ombre, mais c’est tout ce que son frère avait pu lui révéler. L’emblème du groupe, représentant un renard armé d’un pistolet et d’une grenade ornait le papier à lettre annonciateur de la mort de Frankie. Elle ignorait totalement le moyen de l’intégrer et ne disposait d’aucun moyen de renseignement, maintenant que Grey Fox et Big Boss avaient été mis hors circuit. Le labeur était la seule chose capable de lui faire oublier ses insomnies et ses crises de larmes. Plusieurs mois plus tard, les résultats de ses travaux furent rendus publique. Elle avait atteint un niveau encore inégalé dans le domaine de la manipulation génétique. Du moins, dans le contexte civil. Sans qu’elle s’en soit rendue compte, près de trois ans s’étaient écoulés depuis la disparition de Frank. La solitude la hantait, mais la soif de vengeance était plus forte encore.

     Peu après la publication des résultats cependant, elle reçu un coup de téléphone pour le moins surprenant :

     Inconnu : « Dr Hunter ?
     Naomi : - Elle-même à l’appareil.
     Inconnu : - Permettez moi de me présenter : Je m’appelle Alan SMITH. J’aimerais m’entretenir avec vous au sujet de vos récentes recherches.
     Naomi : - Ecoutez, je suis débordée de travail, je crains de ne pouvoir satisfaire votre requête
     Smith : - C’est au sujet de votre frère
     Naomi : - Je suis désolée, mais il est décédé depuis 3 ans maintenant.
     Smith : - Je sais tout cela… Mais il y a certains éléments que vous ignorez. Je passe vous prendre dans une heure, soyez prête. »

     Naomi resta perplexe. Elle ne savait pas qui était ce « Smith », ni ce qu’il pouvait savoir sur Frank. Tout ceci la mis plutôt mal à l’aise, et elle décida de rencontrer l’homme en question. Celui-ci se présenta à son labo à l’heure dite, et il verrouilla la porte pour plus de tranquillité. Naomi dévisagea son visiteur : Grand dans un costume gris qui semblait taillé sur mesure, l’homme portait une chemise blanche ainsi qu’une cravate et une paire de lunettes noires. Il ôta ces dernières puis se présenta. Il était un représentant du pentagone. Pour tout dire, c’était le bras droit de Jim Houseman, le secrétaire à la défense. Ce dernier l’avait envoyé ici afin d’arranger un accord entre la scientifique et le gouvernement.

     Smith : « Nos experts pensent que vos travaux pourraient aboutir au développement d’une nouvelle arme. Nous sommes prêts à vous donner plus de moyens, ainsi qu’un nouveau laboratoire pour continuer vos recherches si vous le désirez.
     Naomi : - Quel est le rapport avec mon frère ?
     Smith : - Vous le saurez si vous travaillez pour nous »

     Du chantage ! Cela sentait le traquenard à plein nez, et Naomi le savait. Qu’avait elle à y gagner ? Les conditions dans lesquelles elle travaillait lui suffisaient amplement. Elle ne manquait de rien. A moins que …

     Naomi : « Désolé, mais je ne vous crois pas. Frankie est mort il y a trois ans de cela, et rien ne le ramènera à la vie. De plus votre proposition ne me tente guère. Je ne suis pas devenue une scientifique pour travailler dans le militaire vous savez. »

     Gagné ! Son adversaire affichait un air perplexe. Il ne s’était pas attendu à ce qu’elle refuse et semblait bien embarrassé pendant un instant, puis il se ressaisit.

     Smith : « Le fait est que votre frère est vivant ... sous une certaine forme dirons nous. Le dossier est classé top secret, je ne puis vous en dire plus.
     Naomi : - Cessons de jouer au chat et à la souris voulez vous ? Vous avez besoin de mes compétences pour mener à bien votre projet. Je travaillerais avec vous sous deux conditions : Je veux revoir Frank Jaeger, quelque soit son état et je veux intégrer Foxhound. »

     A ce nom, son interlocuteur frémis :
     Smith : « Intégrer Foxhound ? Malheureusement, cela me paraît impossible. C’est une organisation top-secrète et …
     Naomi : - C’est à prendre ou à laisser »

     Alan grommela quelques mots puis s’éloigna de la scientifique en appuyant sur son oreillette. Il eut une brêve conversation avec un supérieur apparemment. Naomi pu entendre les mots « Foxhound » , « Dr Clark » , « Relieve the Fox » et « président ». Elle compris ainsi que les détails de son « admission » étaient négociés en ce moment même. Puis l’homme au costume gris quitta sa conversation pour lui faire face à nouveau.

     Smith : « C’est d’accord. Vous recevrez bientôt toutes les informations nécessaires au développement de votre « nouveau projet ». La date de votre entrée à Foxhound dépendra l’avancement de vos travaux.
     Naomi : - Quand pourrais-je revoir mon frère ?
     Smith : - Quand vous aurez suffisamment progressé.
     Naomi : - … »

     L’homme remis ses lunettes noires avec un sourire mauvais. Il sortit de la pièce en lâchant un « C’est à prendre ou à laisser », on ne peut plus sarcastique, laissant le docteur Hunter ruminer tout ce qu’elle venait d’apprendre.

Idaho

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